Rencontres Culturelles ESCAMPETA
Artistes & Intervenants

Artistes & Intervenants

© Claire Delfino

SAGES COMME DES SAUVAGES

Tapis derrière la jungle de leurs plantes d’appartement, Ava Carrère et Ismaël Colombani observent la vie comme elle va. Le luxe engendre la misère, la mode taille des costards aux fauves et l’usine vole le feu du volcan.

Sages comme des Sauvages, c’est d’abord un couple, qui a fait un groupe. Le grouple échafaude sa musique comme le lieutenant Colombo mène l’enquête, comme le Douanier Rousseau peint ses tigres, avec la naïveté en bandoulière, comme une arme contre le second degré et les désillusions de notre temps.

Fort du succès de son premier album sorti en 2015, Largue la peau, le grouple a sillonné tous les recoins de la francophonie pour aller cueillir par brassées les membres de son public. Il est sur scène comme dans son salon, bâtissant en concert une complicité entre lui et le monde.

C’est en mars 2020 que les Sages comme des Sauvages sortent leur deuxième album : arrangé à 8 mains avec Osvaldo Hernandez (percussions afro-latines) et Emilie Alenda (basson, clavier, chant) et enregistré par le sorcier Jean Lamoot (Salif Keita, Alain Bashung, Noir Désir…), Luxe Misère apparaît plus luxuriant que jamais. C’est une machette bien acérée qu’il faut pour arpenter cette jungle où poussent des chansons polymorphes et pointues. 12 chansons pour parer à la brutalité du monde, pour prendre le maquis, se cacher dans le feuillage et préparer les révoltes à venir. De nouveaux instruments sont venus rejoindre le zoo musical du grouple : une dombrah du Kazakhstan, une guitare lionne du Mexique, une guitare malgache…

Les espaces sont neufs, mais sonnent pourtant familiers. Le poumon sage et sauvage viendra souffler ses refrains dans les plis de la Montagne Noire le samedi 23 juillet…

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LAS SARDINHAS
DA MATA

Elles composent une formation 100% féminine, issue de la compagnie Amanita Muscaria. Ce nom-ci vient bien du champignon que nous connaissons tous, celui qui donne l’impression d’avoir revêtu avec bonhomie son costume de carnaval. Celui qui ferait voyager ceux qui l’approcheraient de trop près dans un univers de sons, de couleurs et de sensations en tous genres, encore plus digne que le merveilleux pays d’Alice.

Amanita Muscaria est née dans les années 90 et dans la chaleur de la région toulousaine, de la rencontre des arts chorégraphiques et plastiques, dans un esprit de déconfinement de l’art et d’ouverture à un monde où tous les modes d’expressions fusionneraient pour créer des formes culturelles plus vivantes, amusantes et inédites. Concerts, ballets, parades carnavalesques, performances de rue, etc. rassemblent des artistes de toutes disciplines, unanimement passionnés de cultures brésiliennes.

Emmenées par Michelle-Rose Capel, las Sardinhas da Mata viendront faire battre nos profondeurs le samedi 24 juillet, avec leurs voix, leurs danses et leurs tambours sacrés.

© Cie Vaporium

COMPAGNIE VAPORIUM

Née en 2017, la Compagnie Vaporium regroupe trois artistes de rue, costumiers, décorateurs et accessoiristes. À travers spectacles, jongleries, pyrotechnie et déambulations en échasses, ils nous plongent dans des univers peuplés de bêtes féroces et de flammes apprivoisées par d’obscures sorcelleries. À travers leur déambulation des Dahutanes, inspirée des folklores traditionnels des montagnes, des Pyrénées aux lointains plateaux de l’Altaï, la Compagnie Vaporium nous entraîne dans les légendes et rites païens de jadis.

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© Pierre Campistron
© ZIO ELOI

DJÉ BALÈTI

Au commencement, il y a la Méditerranée et les Caraïbes qui fusionnent dans les veines de Jérémy Couraut, fondateur et leader du groupe. Au fil du temps, il tente de définir sa propre bande-son, bourlingue à la recherche de son idéal musical. Un jour, il découvre « l’espina » niçoise, instrument à cordes, au corps de calebasse. Il fait façonner une espina qu’il électrifie : il a trouvé son langage.

Depuis, Djé Balèti propose un mélange vagabond, en équilibre sur le temps, entre le ragga ou le côco toulousain et la tarantella italienne, sous le double patronage des personnages de la religion carnavalesque et des grandes figures du paganisme rabelaisien.

Las de l’anonymat d’usage dans les concerts et des comportements passifs liés à notre société de consommation, Jérémy organise, dès la fin des années 1990, des balèti endiablés. Avec Antoine Perdriolle (batterie) et Menad Moussaoui (basse), la musique de Djé Balèti glisse progressivement vers un afro rock punk, toujours nourri des influences caraïbéennes et de la culture roots occitane.

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© Nicolas Henry

NICOLAS HENRY

Photographe, metteur en scène et plasticien, Nicolas Henry déploie un univers très personnel, à la frontière entre le portrait, le théâtre et l’installation. Il aime faire jouer des personnages dans des univers poétiques et oniriques construits par des communautés entières.

De 2005 à 2008, Nicolas Henry accompagne le projet « 6 milliards d’Autres », de Yann Arthus-Bertrand, dont il assure la direction artistique de l’exposition au Grand Palais, à Paris, en 2009. Avec sa série de photographies Les cabanes de nos grands-parents, Nicolas Henry nous entraîne à la rencontre des Anciens à travers le monde : durant cinq années, il réalise quatre cents portraits dans une trentaine de pays. Chaque personne photographiée pose avec ses objets familiers dans un abri éphémère, reflet de son histoire et de son imaginaire… Son projet Cabanes imaginaires autour du monde prend aussi des allures de théâtre itinérant : de grandes installations sont réalisées en extérieur avec l’aide d’un village ou d’un quartier et les héros d’un jour montent sur scène, acteurs de leur propre histoire. Cette série d’images reçoit le Prix POP CAP 2016 de photographie africaine et le Prix Méditerranée du livre d’Art 2017.

En 2019, à l’occasion de ses 70 ans, Emmaüs France confie à Nicolas Henry la réalisation d’une grande exposition en plein air intitulée Emmaüs, Le tour d’un monde, mettant en valeur les personnes accueillies et accompagnées par le mouvement.

En décembre 2020, c’est à Emmaüs Lespinassière que Nicolas Henry fait halte, dans le cadre d’un projet soutenu par la Fondation Lemarchand. Il y réalise une série de photographies en collaboration avec les salariés de l’association. C’est celle du « loup » que nous avons choisie comme visuel des Rencontres culturelles Escampeta 2021, Edition Sauvage(s). Les participants aux Rencontres pourront la découvrir à l’endroit même où elle a été prise. Les Esprits de la Nature, autre série d’images signées Nicolas Henry, seront également exposés à Lespinassière cet été.

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© Jacob Redman

LA FAROUCHE COMPAGNIE

Auteure et interprète depuis 2001, Sabrina Chézeau a fondé la Farouche Compagnie en 2009 autour de la création d’un spectacle intitulé Féline.

Dans un sensible tissage de récits de vie, de contes traditionnels et de slam-poésie, elle raconte les relations de famille et les passions humaines, les polarités et contradictions qui nous animent, les silences, les émotions et les secrets qui se nichent dans nos recoins. Si la Farouche Compagnie mène un combat, c’est celui de la « révolution intérieure » ; s’il y a une révolution, c’est en chacun qu’elle commence. Et le chemin est long… Sabrina Chézeau aime traiter de thèmes profonds et délicats avec le rire et le corps. Ses histoires plongent dans les labyrinthes de l’âme humaine et déploient leur pouvoir guérisseur.

Installée dans l’Hérault depuis 2014, la Farouche Compagnie intervient sur plusieurs territoires, tant au niveau régional et national qu’à l’étranger, avec comme préoccupation majeure d’amener la culture là où elle se fait avare, d’aller à la rencontre de tous les publics.

Minervoise, farouche, La Sauvage Sabrina Chézeau sera évidemment des Rencontres culturelles Escampeta 2021.

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